Émeutes de Soweto, Hector Pieterson , Afrique du Sud

Photographie de Sam Nzima 16 juin 1976Il y a le Baiser de l’hôtel de ville de Robert Doisneau. Il y a la fameuse photo de la place Tiań ‘anmen. Il y a cette émotion immortalisée par le photographe sud-africain Sam Nzima.

Nzima a photographié le premier mort des émeutes de Soweto, un enfant.

En son nom un musée, en sa mémoire la journée de l’enfant en Afrique est célébrée le 16 juin.

Les émeutes de Soweto, bientôt 37 ans, s’il avait survécu aux balles , ce jeune martyr en 2013 serai âgé de 49 ans.

En 1976 Le Township, Soweto, situé à quelques kilomètres de Johannesburg se soulève contre le rouleau compresseur « afrikaner ». Cette ville pensé par les afrikaners « blancs colons d’origine néerlandaise, allemande, française, scandinave » a été spécialement conçu pour recevoir des hommes, des femmes, des enfants Noirs.

Les afrikaners tentent l’aliénation « totale » en obligeant les sud-africains à suivre l’enseignement en afrikaans.

Des étudiants, des élèves sud-africains prirent conscience de leur condition et s’organisèrent. De cette prise de conscience, naît le 16 juin 1976 une manifestation pacifique soutenue par le mouvement de Steve Biko, Black Consciousness Movement , (mouvement de la conscience noire).

La manifestation de Soweto tourna au drame, elle a duré 15 jours et s’est étendu à d’autres Township. L’intervention de la police anti-noir, pro-apartheid tira sur la foule et transforma la manifestation en émeute.

En ce jour de 16 juin 1976 la police est réquisitionnée pour tuer et non rétablir l’ordre ou disperser les manifestants, un « permis de tuer » donné par le ministre du régime apartheid de la justice, de la police et des prisons Jimmy Kruger.

En marche, contre l’obligation de penser, d’écrire, de lire dans une langue qui les oppressent, des étudiants , des écoliers sont tombés sous les balles des occupants de leur pays. Cette langue qu’ils refusent, c’est celle de leurs oppresseurs, c’est celle des autres, ces autres, venus un jour « d’ailleurs », dans un but de domination (White power) et non de partage. Ils réclament un enseignement dans une langue de leur choix, dans leur langue.

Le premier à fléchir sous les balles de la police est un jeune écolier de 12 ans, criblé de balle, secouru par Mbuyisa Makhubu. Il ne survivra pas à ses blessures. La scène est immortalisée par Nzima.

Hector Pietersen mort

Hector Pieterson transporté par Mbuyisa Makhubu

Cette photo a fait le tour du monde dès 1976. Cette image choc, expose aux yeux du monde entier la condition de l’homme, la femme, l’enfant noir en Afrique du Sud, plus largement toute personne non  » blanche »créa une onde émotionnelle à travers la planète.

Ce jeune martyr a un nom et un prénom Hector Pieterson. Sans doute, dans les années à venir beaucoup d’enfant se prénommeront Kate, Lil Wayne, Beyoncé, messi, Jesus,Rihanna que Pieterson, mais cet écolier a marqué l’Histoire à tout jamais. Un musée porte son nom nom, sa bravoure est célébrée le 16 juin sur le continent africain par le biais de la journée internationale de l’enfant africain.

De nos jours ancien oppresseur et opprimé tentent de cohabiter ensemble en appliquant la philosophie Ubuntu.

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Une réponse à “Émeutes de Soweto, Hector Pieterson , Afrique du Sud

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